L’Afrique et les coups d’Etat : malédiction ou symptôme ?

3 mars 2010

images.jpeg Depuis environ deux ans, le coup d’Etat comme mode de changement politique en Afrique fait un retour remarqué sur la scène internationale. Même si la période de 2008 à aujourd’hui n’en a vu réussir que quatre (Mauritanie, Madagascar, Guinée-Conakry, et tout récemment Niger) cet enchaînement a douché les optimistes qui voyaient les pratiques démocratiques s’installer solidement dans les sociétés africaines. Il est vrai que si l’on ajoute à ces changements “violents” les coups d’Etat “légaux” qui permettent à des chefs d’Etat de se maintenir au pouvoir à coup de modifications constitutionnelles, l’optimisme n’est plus de mise.

Bien entendu chacun de ces coups d’Etat est différent des autres car empreint d’un contexte forcément local. Il diffère aussi plus généralement par les motivations : révolte populaire contre un gouvernement jugé corrompu (Madagascar), lutte de clans (Mauritanie), opportunisme après la disparition d’un dirigeant autoritaire (Guinée-Conakry) … Mais tous ont été condamné par les instances internationales (certes avec plus ou moins de force selon l’organisation). Les positions prises par l’Union africaine lors de son dernier congrès, à l’initiative de son Secrétaire générale, Jean Ping, sont sans ambiguïté et vise à sanctionner tout régime arrivé au pouvoir par la violence. L’intention est certes louable, mais en agissant ainsi l’Union africaine, et plus généralement la communauté internationale, semble considérer qu’il faut briser cette malédiction qui freine l’émergence de sociétés démocratiques en Afrique. Mais dans le même temps on ne prend pas suffisamment en considération le caractère symptomatique de ces coups d’Etat. Dans bien des cas ils sont le signe de sociétés bloquées, dans lesquels le jeu démocratique est bloqué. Dès lors, si les compétitions électorales sont décrédibilisées en tant que moyen de gagner le pouvoir, la violence devient le seul recours. Le cas récent du Niger est intéressant à cet égard. Le coup d’Etat constitutionnel de Mamadou Tandja bloquait toute possibilité d’alternance jusqu’en 2012 au moins. Les condamnations molles de la communauté internationale n’ont pas constitué une pression suffisante sur le régime de Niamey. Comment s’étonner alors du soutien populaire dont bénéficie aujourd’hui les militaires putschistes. Quand les démocraties dites avancées demandaient depuis près d’un an au Président Tandja le retour à l’ordre constitutionnel précédent, les mutins ont mis une heure pour mettre un terme à ce régime. Pour autant, ce soutien populaire durera tant que la junte respectera ces engagements d’organisations d’élections libres …

Relations publiques et JO d’Hiver

24 février 2010

jo_hiver.jpgPuisque c’est d’actualité, un article de Business Insider sur les 10 plus mauvais cas de relations publiques des JO d’Hiver. On y retrouvera sans surprise l’affaire Harding-Kerrigan, les scandales des notations en patinage artistique, le décès d’un sportif géorgien la veille de l’ouverture des JO 2010 à Vancouver. Mais également une déclaration étonnante de Bode Miller, le skieur 4 fois médaillé à Vancouver, lors des JO de 2006, et quelques autres affaires.

Le lobbying et la crise financière

16 février 2010

r163146_600847_m.jpgDans une tribune publiée la semaine dernière dans le quotidien Les Echos, l’économiste Hélène Rey évoquait un travail de recherche mené par une équipe du FMI sur la responsabilité des lobbyistes dans la crise financière de 2008. Intitulé “A fistful of dollars : lobbying and the financial crisis” ce travail démontre que les firmes du secteur financier qui avaient le plus investi en dépenses de lobbying entre 2000 et 2006 étaient celles qui étaient les plus actives dans le domaine des prêts immobiliers de type subprimes et dans la titrisation des prêts les plus risqués. L’étude est certes sévère pour les lobbyistes de ces sociétés financières qui par leur action auraient freiné toute tentative de réglementer le secteur, accroissant la fragilité du monde de la finance. L’analyse est difficilement contestable. Elle est même cruelle pour ces sociétés qui ont investi d’importantes sommes en actions de lobbying entre 2000 et 2006 et qui ont été celles prenant le plus de risques avant la crise et offrant les plus mauvaises performances économiques après.

Mais en fait les questions doivent porter sur deux dimensions sur ce sujet : la moralité et la légitimité.
Dans une vision idéalisé, le lobbying, et plus largement les affaires publiques, sont vus comme un moyen de permettre un dialogue entre les décideurs politiques et des représentants de groupes d’intérêts afin que la production de normes, lois et réglements prenne en compte ces intérêts. Le lobbying est alors vu comme un élément participant à la vie démocratique en limitant la “dictature de la majorité”. Mais face à cette vision morale des affaires publiques, la réalité est plus dure. Les affaires publiques, comme le rappelle William D. Oberman dans un article publié dans le Journal of Public Affairs en Novembre 2008, sont avant tout un outil destiné à créer un avantage concurrentiel pour une organisation en utilisant pour cela l’opinion publique et la sphère politique. Et c’est bien ainsi que s’est conçu le rôle des lobbyistes qui ont accompagné les sociétés financières mentionnées dans le rapport des chercheurs du FMI évoqué précédemment.
Cela amène donc à s’interroger sur la légitimité de ces actions de lobbying. Dans ce même article, William D. Oberman rappelle que, dans une vision héritée de celle développée par Edith Penrose dans son livre “The Theory of the Growth of the Firm”, toute stratégie d’affaires publiques repose sur deux ressources : l’accès aux décideurs et la légitimité. Pour cette dernière elle signifie que les actions menées par l’organisation dans le champ des affaires publiques doivent respecter de manière explicite ou implicite le contrat social qui prévaut entre le monde des affaires et la société. Bien évidemment cette légitimité n’est pas une ressource figée. Or, si l’on en revient au cas de la crise des subprimes, le consensus qui existait plus ou moins en faveur de ces prêts immobiliers, tenait tant que le marché immobilier était en croissance. Le retournement lié à la crise change évidemment considérablement la donne notamment au niveau de l’opinion publique, et par rebond sur la sphère politique et le processus d’élaboration de la réglementation.

A l’image de l’étude du département Recherche du FMI il sera intéressant de se poser la question de la légitimité des actions de lobbying des sociétés financières en 2009. Car comme le mentionne Hélène Rey dans sa tribune, les dépenses de lobbying de ce secteur ont largement dépassé la moyenne observée ces dernières années. Avec 126 millions de dollars de dépenses déclarées au cours des trois premiers trimestres, on peut se demander si ces sommes sont destinées à reconquérir une réputation endommagée par la crise ou à éviter des contraintes réglementaires. Dans ce dernier cas, la question de la légitimité risque de se poser ultérieurement en des termes plus … violents.

Le vote écologiste en France

8 février 2010

Après un article publié la semaine dernière par Les Echos sur l’inflexion de la stratégie de communication du Président Nicolas Sarkozy (que nous avions évoqué ici), le quotidien économique poursuit aujourd’hui avec une enquête sur Europe Ecologie.
On peut notamment y lire cette analyse de Daniel Boy, du CEVIPOF,

Historiquement, le score écologiste a toujours été meilleur en cas d’ouverture vers le centre, centre droit. Avec Europe Ecologie, les Verts ont raccroché au wagon écologique le mouvement environnementaliste et gagné ainsi le vote de cadres supérieurs et de professions intermédiaires, qui s’exprimait déjà en 1992 avec Génération Ecologie, le parti alors lancé par Brice Lalonde pour rallier les centristes

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Pour continuer sur l’évolution des RP

4 février 2010

Pour poursuivre la discussion sur les changements qui affectent la fonction “relations publiques” et plus généralement les affaires publiques, voici un article de Jeremy Porter sur le blog Journalistics. Son billet discute des évolutions liées principalement à l’Internet : nécessité de suivre les conversations de différents publics et non plus seulement les retombés presse d’une campagne de communication, transformation du secteur des médias traditionnels, possibilités augmentées de mesure de l’efficacité des opérations de relations publiques …

Mais Jeremy insiste sur un point. La transformation n’est pas radicale au point de jeter aux orties les manuels de relations publiques. Pour lui, le coeur du métier reste toujours la capacité à formuler un message.

L’électeur indécis, nouveau maître du jeu politique

3 février 2010

Dans un article publié ce matin le quotidien économique français Les Echos revient sur ce que Pascal Perrineau, directeur du CEVIPOF, appelle “l’électorat du dernier moment”. Cette nouvelle donne de la sociologie électorale marque une évolution dans les pratiques des électeurs. Alors que l’appartenance partisane prévalait encore largement au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, le vote d’adhésion s’est peu à peu transformé en vote de protestation ou vote au cours des années 80. La perte de confiance dans l’action des politiques (au pouvoir dilué face à la mondialisation croissante) et la montée de l’individualisme en sont certainement deux des principales raisons.
Les dernières élections n’invalident pas encore ce schéma de vote protestataire, particulièrement visible lors de l’élection présidentielle de 2002 en France, mais elles mettent en lumière un autre phénomène, l’importance croissante des indécis. Le terme ne recouvre cependant pas un ensemble homogène, et si l’on reprend la segmentation du CEVIPOF on doit distinguer :
l’indécis dominé (ce dernier terme devant se comprendre dans le sens qui lui ait donné par exemple en théorie des jeux) qui ne comprend pas les enjeux de l’élection, ou ne veut pas les comprendre, et qui nourrit souvent les rangs des abstentionnistes ;
l’indécis stratégique, qui attend le dernier moment pour faire son choix ;
l’indécis normatif, qui analyse les différents programmes en fonction de sa grille de lecture propre, des enjeux qu’il considère important. C’est parmi cet électorat que l’on peut retrouver une partie des électeurs qui ont apporté leurs voix aux listes Europe Ecologie lors de l’élection européenne de juin 2009, après avoir visionné Home, le film de Yann Arthus-Bertrand.
A cette indécision s’ajoute le fait que l’électorat ne se sent plus lié à un parti mais raisonne en terme globaux. Il se positionne sur des grands thèmes et fait son choix au moment du vote, parmi les partis qui lui semblent présenter des réponses à ces thématiques.
Ces deux grandes caractéristiques du choix électoral de nos jours résultent d’une masse d’informations toujours plus importante pour faire son choix, et du relâchement de l’engagement à tous les niveaux de notre société (affaiblissement des corps intermédiaires, de l’institution du mariage, changement facile de fournisseurs dans la sphère économique …).
L’enjeu, en terme de stratégie électorale, n’est plus tant de conforter sa base tout en attirant l’électorat du centre, mais de repérer les sous-ensembles du groupe des indécis pour formuler un discours à leur intention. Cela explique en grande partie la mise en avant de l’action en faveur de l’environnement de Nicolas Sarkozy (mise en place à marche forcée de la taxe carbone, volontarisme et activisme lors de la conférence de Copenhague, et cette semaine discours prononcé lors du déplacement en Corse). La thématique écologique offre en effet la possibilité de sortir des clivages politiques traditionnels car elle fait appel à des ressorts affectifs (peur des catastrophes, sentiment de culpabilité vis à vis des générations futures, nostalgie d’un paradis perdu …). En ce sens la lecture de l’offre politique sur ces sujets fait plus appel aux sentiments qu’à une analyse rationnelle des propositions et programmes, ce qui facilite la transgression (comme par exemple lors d’une récente élection législative partielle dans le département des Yvelines, ou des électeurs de droite se sont portés en nombre important sur un candidat des Verts).
Le poids pris par les indécis relativise également l’intérêt des sondages quantitatifs comme élément de positionnement pour le candidat (mais n’amoindrit pas son intérêt pour manipuler l’opinion …) et remet sur le devant de la scène les études qualitatives qui permettent de faire émerger les fonds de discours communs aux électeurs. Le phénomène n’est pas nouveau. Jacques Pilhan, qui fut le conseiller en communication des deux précédents Présidents de la République, en était un grand consommateur. Mais l’étude qualitative démontre l’importance de l’affect dans la décision de l’électeur. Au pays de Descartes cela est peut être encore difficile à admettre.

Une nouvelle étape pour les affaires publiques ?

1 février 2010

Chaque crise comporte son lot d’opportunités. Les transformations, remises en question et changements de paradigme de toute crise majeure amènent à repenser les modèles économiques et les process au sein des acteurs économiques. La dernière crise que nous avons traversée, pour autant qu’elle soit totalement derrière nous, n’échappe pas à cette logique. Et parmi les grands gagnants de ce jeu de massacre, les affaires publiques figurent en bonne place.
Le phénomène n’est pas nouveau, lorsque surgit une crise, on cherche des responsables. Pour de bonnes ou de mauvaises raisons, des réputations sont attaquées comme ce fut le cas pour les établissements financiers en 2008 et 2009. Pour répondre à la colère de l’opinion publique et des médias il faut s’investir en opérations de relations publiques pour protéger ou reconstruire l’image d’une société. C’est en grande partie ce que traduit la croissance du chiffre d’affaires du secteur, analysé dans une étude de la société Veronis Suhler Stevenson, cité dans un article de The Economist. Avec une hausse du chiffre d’affaires aux Etats-Unis de 4% en 2008 et de 3% en 2009, l’industrie des relations publiques tire profit de la crise. Dans le même temps la publicité traditionnelle voit ses revenus baisser de, respectivement, 3 et 8%. Mais ces chiffres résultent également d’une tendance lourde. Comme le souligne un article de McKinsey Quarterly, de la société de conseil éponyme, paru en Juin 2009 (“Rebuilding Corporate Reputation“) le poids croissant des consommateurs, de la société civile et des acteurs publics dans la vie des entreprises fait que la réputation est un enjeu stratégique. Les attaques sur l’image des sociétés ont de plus en plus d’impact et coûtent donc de plus en plus chers aux victimes de ces attaques. Parmi les explications à ce poids croissant de l’environnement des entreprises on notera notamment la capacité à disséminer rapidement de l’information sur Internet, sans considération de taille critique pour l’émetteur, et les régulations croissantes de la vie des entreprises pour protéger les consommateurs, l’environnement, l’équité des affaires …
Dans ce contexte il n’est pas étonnant que l’industrie des affaires publiques tire son épingle du jeu. Tout d’abord parce que la gestion des relations avec l’environnement des entreprises (les stakeholders, mot qui n’a hélas pas de réelle traduction en français) est son domaine. Ensuite parce que le rapport coût/efficacité des campagnes de relations publiques est bien meilleur qu’avec la publicité. Elles offrent également, comme le souligne l’article de The Economist, la possibilité d’être mesurée, surtout lorsqu’elles ont recours à l’Internet.
Mais la crise ne doit pas se voir, sous l’angle des affaires publiques, simplement comme une opportunité pour les cabinets de conseil. Elle est le révélateur d’une nouvelle étape dans la gestion des affaires publiques au sein même des entreprises comme le démontre l’article de McKinsey. Au même titre que les directions marketing ont pris l’habitude de segmenter leurs clients pour mieux comprendre leurs besoins, et donc mieux répondre à leur demande, les services d’affaires publiques au sein des entreprises doivent segmenter les stakeholders. Cette meilleure compréhension des attentes de son environnement doit aller de pair avec un respect des engagements pris vis à vis de ces partenaires extérieurs à l’entreprise. Plus que des discours, les stakeholders attendent des actions, et la question est d’autant plus sensible qu’ils ont à leur disposition les outils pour dénoncer les manquements à ces engagements. Enfin la question des affaires publiques doit devenir un enjeu partagé entre toutes les fonctions de l’entreprise.
La crise n’a rien inventé. Le décor était déjà là, les acteurs en place. Elle a simplement amplifié le phénomène, à savoir l’évolution, et d’une certaine façon, l’arrivée à maturité du secteur des affaires publiques.

Obama à la recherche d’un second souffle

28 janvier 2010

Le discours sur l’état de l’union prononcé par le Président américain est toujours un moment important de la vie politique américaine. Celui délivré hier soir par Barack Obama revêt une dimension supérieure. Il dresse un bilan de la première année de présidence du vainqueur de l’élection qui a le plus passionné les électeurs américains. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que si l’homme a gardé son talent, sa maîtrise de l’art oratoire, son discours n’avait pas le souffle de celui prononcé en 2009, après son investiture.

Il faut dire que l’année écoulée n’a pas été tendre pour Barack Obama. Les symboles sur lesquels il avait fait campagne sont battus en brèche par la réalité :

  • Il promettait de faire de la politique autrement en sortant des schémas partisans, mais sa présidence est, pour l’instant, la plus partisane, selon une étude menée sur les votes au Congrès et au Sénat. Difficile d’en blâmer seulement le Président quand les élus Républicains passent plus de temps à bloquer qu’à être force de proposition.
  • Il assurait qu’il assainirait la vie politique américaine en diminuant l’influence des lobbys mais c’est derniers ont été extrêmement actifs sur la réforme du système de santé.
  • Et surtout il promettait un changement que beaucoup d’Américains attendent encore. La leçon n’est pas nouvelle, à l’heure de l’instantanéité les citoyens sont plus exigeants en terme de résultats rapides.

On ne peut pour autant dire que le bilan de Barack Obama est mauvais, mais finalement sa présidence, au cours de la première année, a été moins « flamboyante » que ne le laissait présager la campagne du Sénateur de l’Illinois. Confronté à une chute de popularité que seul Gérald Ford a surpassé autrefois, et après avoir perdu sa super majorité qui le protégeait des obstructions des Républicains au Sénat, Barack Obama se devait de recadrer sa présidence. Dans un article du 21 janvier (The man who fell to earth) The Economist prédisait un recentrage du discours présidentiel, et en un sens c’est ce qui s’est produit hier. En annonçant des réductions d’impôts d’un côté et la fin de l’interdiction pour les homosexuels d’intégrer l’armée américaine, il a donné des signes tant à l’électorat Républicains qu’à l’aile gauche du Parti Démocrate.

Constatant la perte de la super majorité au Sénat il a enjoint les Républicains à prendre conscience qu’ils avaient une responsabilité dans la gestion du pays, et que s’opposer systématiquement ne cadrait pas avec cela.

Répondant aux critiques l’accusant de s’être focalisé sur la réforme de la santé en négligeant de protéger les emplois affectés par la crise il a assuré que la bataille pour l’emploi serait la priorité pour 2010.

Sur la défensive mais toujours combatif il a appelé à ne pas baisser les bras alors que s’ouvre une nouvelle décennie. Pourtant 2010 risque d’être une année difficile pour lui. La victoire des Républicains dans le Massachusets rend délicate l’adoption de la réforme du système de santé sans compromis, au risque de dénaturer le projet. Le projet attendu de lutte contre le réchauffement climatique ne fera pas l’économie d’un accord avec les Républicains. Le risque est grand pour le Président Obama de décevoir une partie de son électorat et surtout les militants qui ont accompagné sa victoire en 2008 alors que se profilent en Novembre les élections de mi-mandat.

Jusqu’à présent Barack Obama avait démontré sa capacité à imposer son rythme (une des clés de sa victoire en 2008). Depuis quelques semaines, il semble un peu plus subir. Il ne fait aucun doute qu’il va rapidement tenter de reprendre l’avantage.

Vox&Co

26 janvier 2010

Vox&Co est une société de conseil en affaire publiques et communication politique. Créée à Paris en 2008, Vox&Co intervient au profit d’entreprises, d’organisations professionnelles, de gouvernements et de partis politiques. Les missions conduites récemment par Vox&Co nous ont amené à assister des clients en France, en Europe de l’Est, et en Afrique sub-saharienne.

Pour obtenir plus d’informations sur nos services vous pouvez consulter le site Internet de Vox&Co ou nous contacter à l’adresse suivante :

Vox&Co
72, rue du Faubourg Saint Honoré
75008 Paris
Tél : +33 (0)1 40 07 84 80
Email : info@vox-consultants.com


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